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‘’Maquis des sciences’’ : Projection-débat : La drépanocytose, une maladie génétique méconnue.

15 Février 2012

L’IRD en partenariat avec l’Institut Français du Burkina a organisé une projection-débat le 8 février 2012 de 18h30 à 20h30 sur le thème «La drépanocytose, une maladie génétique méconnue.». Cette manifestation entre dans le cadre des « Maquis des sciences » qui est un espace de discussion et de rencontre. Chaque mois des spécialistes y animent des discussions sur des thèmes scientifiques qui font l’actualité.

© Bérénice Ouattara La drépanocytose, une maladie génétique méconnue

La projection-débat, sous l’égide du Comité d’Initiative contre la Drépanocytose au Burkina (CID/B), s’est déroulée dans la salle du petit Méliès dudit institut. Elle a été co-animée par le Pr. Ag Eléonore KAFANDO et le Dr. Isa BLOT, toutes deux médecins hématologiste et par M. Dramane BANAON, coordonnateur CID/B, Mamadi OUEDRAOGO, journaliste.

Une cinquantaine de participants ont assisté à la projection-débat. Le public pluridisciplinaire était surtout composé d’élèves, d’étudiants, de médecins et de drépanocytaires.

La séance a commencé par la diffusion du documentaire ’’le combat du CID contre la drépanocytose’ ’ de Mamadi OUEDRAOGO (30 min). Ce film a abordé les actions menées sur le terrain par le CID pour faire connaître la drépanocytose et la prise en charge des malades.

Les conférenciers ont souligné que la drépanocytose est la première maladie génétique au monde, qui touche 2% de la population burkinabè. Ils ont parlé de la douleur qui est au premier plan de la maladie. Ils ont souligné l’importance du dépistage pour instituer un suivi préventif permettant de limiter les complications d’une part, et de limiter la transmission de la maladie s’il est fait avant le mariage, d’autre part. Selon eux, tout le monde doit connaître son statut. Les conférenciers ont souligné qu’on ne guérit pas de la drépanocytose, mais ils ont mis un accent particulier sur le suivi régulier des malades afin d’éviter les infections et les anémies qui font la gravité de la maladie. Enfin, les intervenants ont bien expliqué que les porteurs du trait drépanocytaire (AS) ne sont pas malades mais doivent être avertis du risque de transmission. Ils ont préconisé le renforcement des rencontres de formation au niveau des agents de santé afin de faciliter l’accueil et la prise en charge des malades dans les centres de soins.

Les questions ont essentiellement tourné autour des différentes formes de drépanocytose, sur les signes de la maladie et sur les recommandations pour l’éviter. Les préoccupations du public ont également porté sur la prise en compte de cette maladie dans les programmes scolaires et surtout une sensibilisation du CID/B au niveau des structures de santé et des établissements scolaires. Il a aussi été question du manque de Programme national de lutte contre la drépanocytose et de l’absence de Centre de Référence au Burkina Faso.