Burkina Faso Ouagadougou, Bobo-Dioulasso

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Jeunes équipes associées

Octobre 2010

Présentation

Le programme Jeunes Equipes Associées à l’IRD a pour objectif de contribuer à l’émergence et au renforcement de nouvelles équipes de recherche dans les pays du Sud dans le cadre d’un partenariat scientifique avec une unité de l’IRD.

Il s’adresse à des chercheurs et enseignants-chercheurs du Sud travaillant sur une thématique commune et qui souhaitent se structurer en équipe de recherche. Ce programme leur offre la possibilité de :

  • définir et réaliser conjointement un projet de recherche ;
  • se constituer en équipe ;
  • valoriser leurs travaux ;
  • tisser un réseau de partenariats de recherche à l’échelle nationale, régionale voire internationale .

Ce soutien a pour objectif de contribuer à l’émergence et au renforcement de jeunes équipes de recherche des pays de la zone intertropicale en favorisant les partenariats scientifiques avec les unités de l’IRD.

Equipe concernée au Burkina Faso

Arbitrage du 13 février 2009

RISA "Résistance, Insecticides, Santé, Agriculture"

Années : 2009-2012

Responsable scientifique : Luc Salako DJOGBENOU, entomologiste, Institut Régional de Santé Publique / Université d’Abomey-Calavi, Cotonou, Bénin.

Equipes associées : IRD/UR016 "Caractérisation et Contrôle des Populations de Vecteurs" et IRSS, Bobo Dioulasso, Burkina Faso ; URET-LEA/Université de Lomé, Togo.

Correspondant scientifique : Frédéric SIMARD, CR1, IRD/UR016, Bobo Dioulasso

Titre du programme de recherche : Impacts de l’utilisation des insecticides en agriculture sur la résistance des vecteurs du paludisme en Afrique de l’Ouest.

Mots-clés : Paludisme, vecteurs, anophèles, Afrique, insecticide, résistance, agriculture, maraîchage, urbanisation.

Résumé :

La forte croissance démographique en Afrique Subsaharienne nécessite le développement et l’intensification des cultures, notamment du maraîchage en zone urbaine et péri-urbaine. On sait par ailleurs que ces zones de maraîchage représentent des environnements de choix pour le développement des vecteurs de maladies, en particulier des moustiques vecteurs de paludisme. Dans ces environnements particuliers où l’utilisation intensive de pesticides est nécessaire pour soutenir un rendement optimal, le développement des mécanismes de résistance aux insecticides est observé aussi bien chez les ravageurs des cultures que chez les espèces d’intérêt médical, avec des conséquences néfastes pour leur contrôle. La bonne gestion de ces phénomènes de résistance est vitale mais ne pourra se faire que par une action concertée entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre les ravageurs et contre les vecteurs de maladie. Elle doit aussi s’appuyer sur une bonne connaissance des mécanismes impliqués et de leur dynamique d’émergence et de diffusion au sein des populations naturelles de vecteurs et de ravageurs. La JEAI RISA fédère 3 jeunes équipes de recherche africaines qui ont des compétences en entomologie médicale et/ou agricole au sein d’un réseau qui travaille de concert avec l’UR016 de l’IRD sur cette problématique.

Les objectifs généraux de l’équipe sont :

- sur le plan scientifique : l’évaluation de l’impact des pratiques agricoles grandes consommatrices d’insecticides sur l’émergence et la diffusion de la résistance aux insecticides chez les vecteurs du paludisme et les ravageurs des cultures en Afrique de l’Ouest.

- sur le plan institutionnel : l’émergence de jeunes équipes africaines de recherche en entomologie médicale et agricole en renforçant les capacités de recherche locales et la formation d’étudiants et en favorisant les interactions entre entomologistes médicaux et agricoles.

Tous les membres permanents et non permanents de l’équipe ont aujourd’hui un statut institutionnel. Ils se connaissent déjà puisqu’ils sont tous partenaires dans un projet CORUS qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso et le Togo. Le projet JEAI-RISA permettra à court et moyen terme d’intensifier les échanges entre ces chercheurs d’une part et d’autre part d’établir une collaboration forte entre leurs institutions respectives. Sur le plan scientifique, le projet de recherche associé à ce dossier permettra de compléter les objectifs du projet CORUS, en étendant la représentativité à d’autres contextes écologiques et agricoles d’importance en Afrique. A plus long terme, l’équipe sera élargie à des entomologistes médicaux et agricoles d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Cette équipe sera le ferment d’un réseau régional associant chercheurs et décideurs concernés par, et travaillant sur la résistance et le contrôle des insectes vecteurs de maladies et ravageurs de cultures. Ce réseau devra se renforcer autour de thématiques de recherche qui devront conduire à une meilleure connaissance des voies d’accumulation des pesticides dans l’environnement, ainsi que des conséquences de leur présence sur l’évolution des mécanismes de résistances aux insecticides et leur impact sur l’efficacité des stratégies de lutte mises en place.

Contacts :

Au Bénin : Luc S. Djogbenou ( Luc.Djogbenou@ird.fr )

Au Burkina Faso : Roch Dabiré ( dabire_roch@hotmail.com ) & Frédéric Simard ( simard@ird.fr )

Jeune Equipe Associée à l’IRD : DIASPO "Enjeux autour de la diaspora burkinabè"

Années : 2008-2010

Responsable scientifique : Mahamadou Zongo, sociologue, Département de sociologie, UFR de Sciences Humaines de l’Université de Ouagadougou.

Equipe associée : Laboratoire Population Environnement Développement (LPED), UMR 151(IRD/Université de Provence) ; équipe MIDDEN, programme CIMAMA (Circulations migratoires et recompositions socio-spatiales entre l’Afrique noire et le monde arabe) ;

Correspondante scientifique : Sylvie Bredeloup.

Le Burkina Faso constitue un chantier important du LPED depuis 2003 et les migrations internationales intra-africaines une thématique prioritaire.

Cette équipe rassemble trois enseignants-chercheurs et six étudiants. Ses membres ont déjà collaboré avec leurs correspondants IRD dans le cadre de la rédaction de programmes de recherche et d’articles en commun. Deux des responsables de l’équipe (Bonayi Dabiré et Mahamadou Zongo) sont également responsables chacun d’un FSP en migrations internationales.

Objectifs :
1. identifier les initiatives prises par les membres de la diaspora à l’étranger et au pays ;
2. repérer dans quelle mesure ces actions contribuent ou non au développement économique et social du Burkina Faso ;
3. apprécier la place qu’occupent les "diaspos" dans la société burkinabè.

Une des originalités de ce projet est de faire converger trois domaines – démographie, géographie et sociologie - pour dégager une vision large et complète des processus de formation de la diaspora burkinabè . Les travaux contemporains engagés sur la dynamique des flux migratoires burkinabè et sur les modalités de fonctionnement de la diaspora sont encore peu nombreux. L’équipe s’attachera donc à mettre en musique ces recherches, à les approfondir, les prolonger tout en ayant à l’esprit la double nécessité de replacer ces mouvements dans le contexte général, complexifié et mondialisé des migrations internationales et de les resituer dans la longue histoire. Un premier travail consistera à recenser les données sociologiques historiques et statistiques déjà produites, à les mettre en perspective pour établir outre un état de l’art, des premiers bilans, des premières comparaisons (brosser entre autre un panorama dynamique et actualisé des principales régions d’origine des migrants Burkinabés installés à l’étranger et des lieux d’accueil). Cette réflexion conduira l’équipe à travailler sur les conditions de production des données, sur les catégories statistiques produites. Dans un deuxième temps, il s’agira de produire des données par le biais d’entretiens, de récits de vie menés auprès d’un public diversifié (migrants de retour, migrants de passage, rapatriés de Côte d’Ivoire et de Libye), dans des lieux différents et selon des problématiques complémentaires (les uns mettant l’accent sur les transformations spatiales générées par l’argent de la migration ou le retour des migrants ; les autres sur les mutations sociales (de nouveaux rapports à l’argent, au travail, à la famille, à l’innovation…) engendrées par les acteurs migrants.

La formation des étudiants occupe une place centrale dans ce projet. A l’heure où les pouvoirs politiques relayés par les médias criminalisent le migrant et construisent socialement la menace, les étudiants doivent plus que jamais prendre conscience que dans les milieux de la recherche, la posture compréhensive doit prendre le pas sur la dénonciation pathétique. Une première université d’automne a donc été organisée en novembre 2007 à l’Université de Ouagadougou regroupant des chercheurs burkinabés, français et maliens sur des questions théoriques, épistémologiques et méthodologiques en lien avec les migrations internationales ; suivie d’un atelier de formation à l’enquête de terrain (Béguédo, Niangoloko, Banfora). Une deuxième série de conférences a été organisée en décembre 2008 par le nouveau laboratoire d’étude et de recherche sur les dynamiques sociales (LERDYS) créé au sein du département de sociologie en collaboration avec les chercheurs et enseignants-chercheurs du programme CIMAMA (Circulations et reconfigurations territoriales entre l’Afrique noire et le monde arabe) / UMR LPED – Marseille.

Tous ces échanges doivent contribuer à faire évoluer l’organisation du département de Sociologie de l’Université de Ouagadougou et à compléter les cycles de formation : un troisième cycle est en cours de structuration.

Contact : zongomahamadou@yahoo.fr

Activités :

Université d’automne au département de sociologie de l’Université de Ouagadougou, 12-15 novembre 2007.

Cours et conférences, 9-10 décembre 2008.

Jeune Equipe Associée à l’IRD "Laboratoire Sol, eau, plante"

Années 2002 – 2004

Responsable scientifique : Victor HIEN, Agro-pédologue, CREAF- INERA de Kamboinse

Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) / CNRST

Responsable scientifique pour l’IRD : Jean-Luc CHOTTE, responsable de l’ UR 083 "Interactions biologiques dans les sols des systèmes anthropisés tropicaux", Centre IRD de Dakar, Sénégal.

Equipe associée : Laboratoire Eau Sol Plante, Département Gestion des Ressources Naturelles, INstitut de l’Environnement et de Recherches Agricoles ( INERA), « Matières Organiques et Bio-disponibilité des éléments nutritifs dans les sols des agro-systèmes tropicaux »

Cette équipe réunit 5 chercheurs et ingénieurs appartenant au département Gestion des Ressources Naturelles et Système de Production (GRN/SP) de l’INERA au Burkina Faso.

Les thématiques de recherche développés sont :

Axe 1 : Inventaire des ressources organiques et leur dynamique

1a : Dynamique de la matière organique et disponibilité des ressources organiques à l’échelle du terroir : Approche par modélisation multi-agents (S Youl, youl@ird.bf )

Objectifs

Evaluer sur un terroir de l’Ouest du Burkina Faso l’ensemble des ressources organiques.

Développer un outil informatique de simulation des dynamiques des ressources organiques Systèmes-multi-agents (SMA).

Hypothèses

La viabilité des agrosystèmes de savanes d’Afrique de l’Ouest est fondamentalement liée à la disponibilité des ressources organiques.

Le terroir villageois est le niveau de prise de décision sur la gestion des ressources communes dans les zones de savanes d’Afrique de l’Ouest.

Matériels et Méthodes

Site d’étude : Torokoro, Front pionnier, Sud Ouest

Inventaire des ressources organiques sur un terroir (sols, plantes) et des caractéristiques agronomiques et socio-économiques des systèmes de production et de culture.

Modélisation multi-agents (SMA)

1b : Etat et dynamique du carbone organique dans les sols. Influence des pratiques culturales (E Hien, edmondhien@hotmail.com )

Objectifs

Evaluer les potentialités de stockage et transferts entre les compartiments organiques et leur déterminisme dans un sol de la région du plateau central Burkina en général et de la zone de Saria en particulier.

Hypothèses

Les conditions pédo-climatiques dans ces sols légers en surface jouent un rôle important dans le déterminisme de stockage de la MOS en favorisant le « brûlage » de la matière organique.

La composition biochimique des différents substrats apportés influence de façon prépondérante la minéralisation de C et N, et par conséquence de C et N du sol.

Matériels et Méthodes

Essais agronomiques de longue durée de la station de recherche agricole de Saria au Burkina Faso. EEF Essai Entretien de la Fertilité , EEC Essai Etude Comparative, EEP Essai Etude Physique, JACH Jachère herbacée.

Echantillonnage et analyses des sols : carbone, arote, fractionnement granulométrique de la MOS.

Analyses des litières et résidus de récolte, racines, (carbone, azote, composition biochimique par la méthode Van Soest).

Modélisation (modèles Century, RothC).

Axe 2 : Gestion des ressources organiques dans les systèmes de culture traditionnels

2a : Dynamique de la matière organique du sol dans les jachères de courtes durées au Burkina Faso (A Bilgo, bilgo@ird.bf ).

Objectifs

Analyser l’impact des jachères sur le statut organique des sols dans les systèmes de culture caractérisés par une rotation culture-jachère de courte durée et proposer des principes d’amélioration des parcelles mises en jachère.

Hypothèses

La pratique de la jachère naturelle de courte durée satisfait les besoins de restauration du milieu et plus particulièrement du statut organique des sols. Les phénomènes de transferts horizontaux (ruissellement et érosion) interviennent dans la réhabilitation du statut organique de sols.

L’amélioration de ces jachères de courte durée peut se faire par l’introduction, dés l’abandon cultural, d’espèces végétales caractéristiques des jachères de longue durée telles que les graminées pérennes.

Matériels et Méthodes

Site d’étude : Bondoukui, Ouest Burkina Faso

Trois dispositifs expérimentaux : 24 couples de parcelles mixtes (jachère-champ) permettant de déduire les effets additionnels suite à la mise en jachère ; parcelles expérimentales équipées d’exutoire pour des mesures de ruissellement et d’érosion ; 4 blocs de parcelles comportant une jachère naturelle, une jachère à Andropogon gayanus et un champ permanent.

Echantillonnage et analyses chimiques et biologiques des sols, plantes, litières. Bilan de matières organiques et d’éléments minéraux. Mesure de ruissellement et érosion sur parcelles type Wischmeier. Biotests de fertilité.

2b : Gestion de la qualité des ressources organiques des systèmes agro-forestiers et dynamique du carbone et de l’azote (Z Gnakambary, gnank_zach@hotmail.com ).

Objectifs

Optimiser la gestion de la matière organique de ces parcs par une association judicieuse de ces deux litières.

Evaluer la quantité de la matière organique produite en terme de chute temporelle de feuilles sénescentes par les parcs agroforestiers à Faidherbia albida et à Vitellaria paradoxa et la disponibilité des éléments nutritifs libérés par le processus de décomposition des feuilles.

Hypothèses

La litière de Faidherbia albida se décompose plus rapidement immobilisant moins d’azote que celle de Vitellaria paradoxa.

La litière de basse qualité (Vitellaria paradoxa) a une meilleure interaction avec les fertilisants minéraux azotés pour réduire les pertes d’azote comparativement à la litière de bonne qualité (Faidherbia albida).

Une gestion adéquate de la litière de Faidherbia albida et de Vitellaria paradoxa telle que la période d’application et une combinaison convenable avec les fertilisants minéraux peuvent assurer une meilleure synchronisation entre la disponibilité des éléments minéraux et les besoins de la plante.

Matériels et Méthodes

Site d’étude : Dossi, Ouest Burkina Faso

Pièges à litières. Echantillonnage et analyses chimiques de sols. Analyses biochimiques des litières par la méthode de VanSoest. Décomposition des litières par la méthode des sacs de décomposition. Expérimentations en pots sous serre.

Axe 3 : La gestion des ressources organiques pour une amélioration de la production agricole

3a : Bio-disponibilité des micro-nutriments par la fertilisation organique (K Traoré, karimtraore@hotmail.com )

Objectifs

Proposer des formules simples et peu coûteuses de fertilisation organique et minérale permettant une augmentation de la qualité du grain de sorgho au Sahel.

Hypothèses

Les amendements organiques modifient les relations entre les processus biologiques et chimiques, la disponibilité du P, Zn et leur absorption par les plantes.

Il existe une relation entre la quantité et la période d’apport de la fertilisation phosphorique sur la forme et la concentration du zinc dans les grains de sorgho.

Matériels et Méthodes

Site d’étude : Somyaga et Gourcy, Zone Nord du Burkina Faso

Enquête en milieu paysan. Expérimentation en milieu paysan (8 modalités d’application d’amendements organiques et minéraux). Echantillonnage des sols et analyses chimiques (micronutriments Zn). Essais en condition contrôlée sous serre.

3b : Qualité des composts organiques à partir des déchets urbains ou ruraux (P Savadogo, paul.savadogo@univ-ouaga.bf )

Objectifs

Contribuer à l’assainissement de l’environnement urbain par le compostage des ordures ménagères et déchets industriels en vue d’améliorer la fertilité des sols pour accroître les productions agricoles.

Hypothèses

Le compostage des déchets urbains et industriels permet d’assainir et d’améliorer la qualité de ces substrats organiques pour une utilisation en agriculture.

Certains microorganismes sont capables d’accélérer les processus de compostage.

Matériels et Méthodes

Matières à composter : les ordures ménagères de la ville de Ouagadougou, les déchets d’abattoirs et de restaurants

Expérimentations de techniques de compostage en tas, en fût et en fosse. Suivi du pH, de la température, de l’humidité, et de l’aération. Evolution de la biomasse microbienne tout le long du processus de compostage. Recherche des microorganismes pathogènes. Isolement et caractérisation des microorganismes déterminant dans les processus de compostage.