Burkina Faso Ouagadougou, Bobo-Dioulasso

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UMR 224 : TRANSMALARIABLOC - Malaria Transmission Blocking by Vaccines, Drugs and Immune Mosquitoes : Efficacy Assessment and Targets

Décembre 2009 - Novembre 2012

© Anna Cohuet Prélèvement de gouttes épaisses a Soumousso pour le diagnostic du paludisme

  • Département : Département Santé

Le passage obligatoire des parasites responsables du paludisme par des moustiques vecteurs a été identifié comme étant un des maillons les plus faibles, peut être le plus faible, de la chaine qui maintient le cycle de la maladie. Il est généralement reconnu par la communauté scientifique que cibler cette étape de la transmission devrait aider à limiter l’impact du paludisme. En effet, la partie du cycle parasitaire dans le moustique est celle où le nombre de parasites atteint son niveau le plus bas et où ils ne se multiplient pas de manière exponentielle comme lors des phases chez l’homme. Ce goulot d’étranglement représente un point hautement vulnérable dans le cycle du parasite et pourrait procurer des moyens de bloquer la transmission.

Acronyme du programme au Burkina : TRANSMALARIABLOC

Titre du programme : Malaria Transmission Blocking by Vaccines, Drugs and Immune Mosquitoes: Efficacy Assessment and Targets

© Anna Cohuet Enregistrement des enfants pour le prélevement des gouttes épaisses

Contexte : Le passage obligatoire des parasites responsables du paludisme par des moustiques vecteurs a été identifié comme étant un des maillons les plus faibles, peut être le plus faible, de la chaine qui maintient le cycle de la maladie. Il est généralement reconnu par la communauté scientifique que cibler cette étape de la transmission devrait aider à limiter l’impact du paludisme.
En effet, la partie du cycle parasitaire dans le moustique est celle où le nombre de parasites atteint son niveau le plus bas et où ils ne se multiplient pas de manière exponentielle comme lors des phases chez l’homme.
Ce goulot d’étranglement représente un point hautement vulnérable dans le cycle du parasite et pourrait procurer des moyens de bloquer la transmission.

Objectifs : Le travail est centré autour de trois concepts pour bloquer la transmission :

(1) le blocage de la transmission par les médicaments et les drogues (Transmission Blocking Drugs :TBD ) dans lequel des composés administrés à l’homme peuvent agir pour bloquer la transmission dans la moustique suite au repas de sang de ce dernier;
(2) les vaccins bloquants la transmission (TBV ) dans lequel des antigènes ont stimulé la production d’anticorps chez l’homme pour bloquer la transmission des stades de parasite dans le moustique vecteur ;
et (3) le blocage de la transmission via l’immunité des moustiques (TBI ) dans lequel la résistance naturelle et synthétique du moustique est modifiée pour bloquer la transmission.
La concrétisation de ces concepts est soutenue et informée par des volets plus fondamentaux qui étudient :

  • la diversité des interactions de génotypes parasite/moustique qui est essentielle pour comprendre la dynamique des populations et les bases moléculaires de la transmission ;
  • le coût et le bénéfice de la résistance naturelle et génétiquement modifiée, des modèles mathématiques de la biologie des populations et l’évolution de la transmission pour prédire les effets des mesures de contrôle qui ciblent le blocage de la transmission.

Site d’étude : Les collectes de moustiques et parasites sont réalisées dans 3 sites d’étude autour de Bobo-Dioulasso : Bama, Soumousso et Dandé.

Méthodologie : Les interactions vecteurs-parasites sont étudiées grâce à la technique des infections expérimentales. Dans le souci de refléter les conditions naturelles de transmission, des moustiques représentatifs de populations naturelles sont infectés par des parasites sauvages.

© Anna Cohuet Prélèvement de gouttes épaisses a Soumousso pour le diagnostic du paludisme

La recherche de porteurs de gamétocytes (stade chez l’homme infectieux pour le moustique) se fait en collaboration avec les équipes médicales locales. Des gouttes épaisses sont réalisées chez des enfants âgés de 5 à 11 ans.
Chez les volontaires porteurs de gamétocytes, un prélèvement de sang est effectué. Des lots de moustiques femelles sont alors nourris de ce sang à travers une membrane artificielle Les moustiques sont ensuite maintenus à l’insectarium et utilisés selon des protocoles spécifiques à chaque question abordée.
Ce protocole expérimental a obtenu l’approbation du Comité National d’Ethique du Burkina Faso, du Comité d’éthique de l’IRD et celui de l’OMS-TDR. Les moustiques infectés permettent d’étudier la réponse immunitaire lors de l’infection et d’identifier des gènes susceptibles de bloquer les parasites.
Des molécules médicamenteuses (TBV) et des anticorps (TBV) sont testés pour mesurer leur effet sur le développement des parasites dans le moustique.
a dynamique de la transmission et l’étude du coût de ‘l’infection sur les moustiques sont abordées par la mesure des distributions des parasites dans les moustiques et la mesure des traits d’histoire de vie des moustiques infectés vs non infectés.

Equipe au Burkina :

MIVEGEC, équipe SAT (Stratégie et Adaptation de la Transmission) : A. Cohuet (CR1, IRD), Haoues Alout (post doctorant).

Institutions partenaires :

Partenaires au Burkina Faso :

- IRSS/Direction Régionale de l’Ouest à Bobo-Dioulasso (J.B. Ouedraogo, S. Yerbanga, K.R. Dabiré, A. Diabaté)

Autres partenaires :

- Imperial College of Science, Technology and Medicine, UK

- University of Camerino,Italy

- Liverpool School of Tropical Medicine, UK

- Institute of Molecular Biology & Biotechnology, Greece

- University of Makerere, Uganda

Avancement des recherches :

Deux thèses sont actuellement en cours dans le cadre du projet. Un coût de l’infection chez les vecteurs naturels du paludisme a été clairement identifié pour la première fois. Les différents candidats de TBV sont testés et leur efficacité est mesurée en fonction des paramètres de concentration et intensité de l’infection. Plusieurs molécules bloquant totalement ou partiellement la transmission ont été identifiées. Leur mode d’action et conditions d’efficacité doivent maintenant être étudiées pour mesurer leur applicabilité

Contact : Anna Cohuet, anna.cohuet@ird.fr